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LA DIANE

Publié le par Françoise Lienhard

Durant une grande partie de mon existence, je n’avais jamais vu la Diane, ni sa cousine la Proserpine (Zerynthia Rumina) : c’est dire si ce papillon est peu fréquent ! Pourtant depuis quelques années, chaque printemps m’offre ce plaisir, et j’ai ainsi découvert plusieurs nouveaux sites : à Fons au bord du Teulon, en deux endroits à Gajan, à Montignargues, et au bord du Rhôny à Calvisson. Alors, est-ce la Diane qui est plus généreuse de sa présence, ou mon esprit désormais plus attentif qui sait mieux l’apercevoir?

En réalité, la nature nous offre de précieux indices pour trouver cette fée aux ailes incrustées de rubis et d’aigues-marines. Tout d’abord il est inutile de la chercher là où elle n’est pas. On ne peut croiser cet insecte typiquement méditerranéen que dans quelques départements du Sud. Ensuite, il faut repérer sa plante-hôte (la plante dont se nourrit sa chenille) dans des prairies un peu humides, parfois submergées, et donc souvent proches des rivières  : l’Aristoloche à feuilles rondes. Avec beaucoup de chance, on y trouvera la Diane en train de pondre ses oeufs  minuscules. Car il faut être là au bon moment : la Diane ne connaît qu’une seule génération entre fin février et avril. Alors veillons à ne pas détruire les aristoloches qui servent de repas à sa progéniture, à ne pas piétiner les abords de rivières lorsque les chenilles, noires tout d’abord, puis arborant des teintes orangées, grandissent.

Rare, la Diane l’est donc vraiment, c’est pourquoi elle est protégée par la convention de Berne au niveau européen, et figure sur la liste rouge des insectes de France métropolitaine. Précieuse, elle l’est aussi, avec ses ailes chatoyantes et son corps à l’aspect plumeux.

LA DIANE

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