Au fil de l’eau à St-Geniès-de-Malgoirès

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La dernière sortie du  cycle de balades 2019 « À la découverte du bois des Lens »

Au fil de l’eau à St-Geniès-de-Malgoirès

Samedi 12 octobre dernier, une dizaine de promeneurs courageux (au vu de la météo mi-figue, mi-raisin) et curieux étaient au rendez-vous de la dernière balade prévue cette année par l’association l’Œil Vert pour découvrir le bois des Lens sous l'angle de la nature et de l'environnement.

 

L'eau était au programme de cet après-midi avec une visite aux Fontaines de Saint-Geniès-de-Malgoirès, suivie d'une visite au maset de l’eau si bien mis en valeur récemment par l'association Amphore, de Saint-Geniès avant de se terminer par la découverte du barrage écrêteur de crue situé en limite avec la commune de Mauressargues. Tout au long de la balade un léger crachin nous accompagnait, qui aurait pu être gênant s’il n’avait pas constitué les premières gouttes de pluie bienvenues après des lustres.

 

Après avoir suivi à rebours l’Esquielle, tout au long de la promenade des Fontaines, embrassé l’immense Chêne pubescent qui s'y penche (4,40 m de circonférence !) goûté quelques cornouilles, et deviné, de l'extérieur de la clôture, les captages des Fontaines, la petite troupe à rejoint le chemin qui longe le lit du Coudoumesse (ou de l'Esquielle, selon les sources – l’IGN et SMAGE des Gardons et l’association Amphore ne sont pas du même avis...). On s'est penché sur « le gour des copains" complètement à sec, puis on est remonté jusqu'à la capitelle de la Font de Naval. L’association Amphore y a placé un panneau en bois qui permet au passant sur le sentier d’interrompre sa marche pour découvrir le petit bâtiment en pierre sèche dissimulé sous les arbres, en pied de colline.

 

Puis, en suivant le sentier dégagé et ré-aménagé par la fort active association médiogozaine, on a pu parvenir au maset de l’eau, petit bâtiment en pierre pourvu d’une grille en lieu de porte, ce qui permet de jeter un coup d’œil à l'intérieur. Là était captée une eau de qualité, conduite puis distribuée dans le village grâce à six bornes-fontaines depuis 1869 jusqu’à la mise en route des actuels « Forages des trois Fontaines" dits aussi « du Creux des Fontaines". Ces derniers alimentent aujourd’hui en eau potable 3000 personnes.

 

Il faut savoir que le bois des Lens abreuve ainsi plusieurs villages riverains grâce à des captages : près de  8500 personnes boivent ainsi l'eau du bois des Lens et beaucoup d'entre elles ne le savent pas ! Il existe actuellement  quatre forages (les autres sont celui de Barjagole à Saint-Bauzéy (près de  600 habitants), celui de Prouvessa - pour Montpezat Crespian Vic-le-Fesc, Montmirat, Combas, Cannes-et-Clairan, Fontanès, et Lecques, (soit plus de  4200 personnes), et un forage BRGM à Combas (plus de  600 personnes). L'eau des Lens est donc une ressource précieuse mais fragile, à la fois en qualité et, nous le voyons bien cette année en particulier, en quantité.

 

Ce "château d'eau", capte en bonne partie l'eau des pluies dans son karst, en bonne partie grâce à un couvert forestier constitué en bonne partie de Chêne vert, mais parfois, cela ne suffit pas : les cours d'eau temporaires gonflent parfois jusqu'à devenir des torrents furieux et provoquent, dans des crues extra-ordinaires, de redoutables inondations dans les villages en aval. Ainsi, celles 2002 ont été terribles pour plusieurs communes, en particulier St-Geniès-de-Malgoirès. 

 

Les dégâts occasionnés, dans ce village en particulier, ont motivé la construction d’un barrage écrêteur de crues, réalisé en amont du village et inauguré le 5 octobre 2010. Cet ouvrage a montré son efficacité en septembre 2014 où les habitants ont pu voir en amont du barrage un « lac » de près de  200 mètres de long, soit un volume d’eau énorme qui, sinon, aurait à nouveau inondé Saint-Geniès.

 

Ainsi se termine une belle année "A la découverte du bois des Lens". Près de deux cents personnes ont pu profité de ces balades égrenées au cours des saisons. Le bois des Lens a révélé quelques aspects tant de sa flore que de sa faune, ses paysages, la diversité de ses milieux, la richesse des activités humaines qui s’y sont déploient et s’y sont déployées par le passé. Les balades ont aussi permis au public de mesurer l’importance écologique du bois en tant que lieu de vie, de reproduction et de passage de nombreuses espaces animales et végétales, dont certaines sont protégées et fragiles et en tant que château d’eau. Et puis les risques d’inondation, de pollution des nappes et d’incendie ont aussi été évoqués, car ils sont ici redoutables.

 

L’association l’Œil Vert et son partenaire le Collectif d’associations pour la défense du bois des Lens remercient chaleureusement d’une part les conseillers scientifiques et les intervenants pour ce projet : le Syndicat Mixte Lens-Pignèdes, le CO-Gard, l’association Gard Nature, l’Amicale des chasseurs de petit gibier de Montagnac, l’association Amphore et d’autre part les partenaires et soutiens financiers et logistiques : le Conseil Départemental du Gard, le GAL de Garrigues en Costières de Nîmes qui accompagne notre structure dans le cadre du programme européen LEADER, l’ACEGAA. Ensemble, ils ont permis de mener à bien ce projet pour la seconde année.

 

 

Au fil de l’eau à St-Geniès-de-Malgoirès
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